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 Un clochard ère dans les rues de Paris...

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BenjiCruz
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Date d'inscription : 27/05/2008

MessageSujet: Un clochard ère dans les rues de Paris...   Mar 15 Mai - 7:41

Un clochard se promène dans les rues de paris. Je dis clochard, parce qu’il est sale, il a des vêtements désuets... Il n’est pas très beau à voir. Pourtant, ce clochard ne semble pas très vieux, dans le début de la vingtaine probablement, mais la fatigue sur son visage lui donne au moins 5 ans de plus. Les gens se promènent mais ne le regarde pas. La plupart modifie même leur trajectoire de quelques mètres pour être certain de ne pas le croiser de trop près. Mais le clochard s’en fout. Il continue son chemin, comme si rien était. Il a l’air d’être habitué de souffrir. En fait, la souffrance est rendue normale pour lui. Une jeune femme, d’environ 18 ans, s’approche du clochard :

« Tenez monsieur, prenez cet argent... Je sais que ce n’est pas beaucoup, mais je n’ai pas vraiment plus... Si j’avais plus, je vous en donnerais plus... »

Le jeune clochard la regarde, et lui dit :

« Merci beaucoup, mais je n’ai pas besoin de votre pitié... »

La jeune femme sourit au clochard, laisse l’argent à côté de lui et quitte. Le clochard lâche un soupir et ramasse l’argent. Il y a à peu près 5 euros. Le clochard met l’argent dans ses poches, et puis continue son chemin. En passant devant un vendeur de journaux, le clochard s’en prend un, le paie et continue son chemin. Rendu à un banc public, il s’y assoit et ouvre le journal. Rendu à la section des arts et spectacles, un article intéresse soudainement le clochard :

« Confirmé : Davey Cruz sera du casting de The Avengers 2 »

Ensuite, il y a une entrevue avec l’acteur en question. Une certaine phrase vient chercher le clochard plus que les autres...

« Je suis heureux d’avoir réussi à me sortir de mon ancienne vie... Mes parents ont été tués lorsque j’étais jeune.. Me laissant enfant unique... »

« Enfant unique »

« Enfant unique »....

Cette phrase résonne dans la tête du clochard et du coup, il déchire le journal et crache dessus. Le clochard se lève et quitte. Il se rend dans un petit coin, entre des bâtiments. Il n’y a personne autour. Le clochard se met à crier de rage et à frapper avec ses poings dans un mur de bêton. Au même moment, il entend derrière lui :

« Thomas, vient ici, c’est dangereux de s’approcher des étrangers... »

« Oui mais maman... Ce n’est pas un étranger... C’est un super-héro! »


Suite à ces mots, le clochard se revire vers l’enfant. Thomas lui sourit et lui dit :

« Tout le monde croyait que tu étais mort, mais moi, j’ai toujours cru en toi! »

Le clochard lui répond :

« Je ne suis pas celui que tu penses... Je ne suis pas un héro... Tu m’entends? JE NE SUIS PAS UN HÉRO! »

La mère de l’enfant s’approche de lui pour le protéger et lui dit :

« Tu vois Thomas, ce n’est qu’un fou.. S’il était un super-héro, il ne serais pas habillé de cette façon, vient, on s’en va. »

L’enfant, visiblement déçu, regarde le clochard et lui dit :

« Moi je crois encore en toi, je sais que tu est bon. »

L’enfant sourit timidement le clochard et s’en va avec sa mère. Pendant ce temps, le clochard semble réellement ébranlé. Il décide de s’en aller. Il pris le train. Il n’a aucune idée de combien de temps il a été dans le métro car il n’a plus la notion du temps. Rendu à sa destination, l’homme sort du train. À la sortie, il voit une grosse pancarte écrit :

« Bienvenido a España »

L’homme sourit. Et se dirigea vers la sortie de la gare. Dans le village, le regard des gens sont différents de ceux à Paris... Les gens sont intrigués... Certains se parlent entre eux se demandant s’ils connaissent cet homme. Mais l’homme en question continue son chemin, sans se soucier du regard et des murmures du monde. Après un certain temps, l’homme s’arrête devant une petite maison. Pas très grosse, mais assez sympathique. L’homme sort une clé de ses poches, une clé rouillée, qui n’a, visiblement, pas servit depuis bien longtemps. L’homme hésite, il regarde la maison, ensuite sa clé... Il remet la clé dans sa poche et se retourne de bord. Après une dizaine de pas, il s’arrête. Il se retourne pour regarder la maison... Et décide de revenir vers la maison. Il resort la clé, la met dans la serrure et puis ouvre la porte.

L’entrée de la maison est très poussiéreuse, mais c’est tout de même propre. Le clochard regarde autour de lui et lâche un soupir mélanger d’un petit sourire. Il monte à l’étage, entre dans une pièce. La pièce est une chambre à coucher. Sur les murs et les bureaux, il y a des photos de lutteurs... Tous masqués. Par contre, la poussière qui recouvres ces photos nous empêche de voir l’identité de ces lutteurs masqués. L’homme s’assoit sur le lit. Il ouvre un tiroir d’une commode au côté de ce lit. Il fouille dans le tiroir et en ressort... Un masque. Encore là, il y a un peu trop de poussière sur ce masque... L’homme souffle sur le masque... Ensuite, il met le masque sur le lit et se dirige vers une photo qu’il a sur son bureau... Il souffle sur le vers recouvrant la photo pour enlever la poussière. Nous ne pouvons pas voir la photo mais l’homme a un sourire.

« Ma vraie famille... Malgré tout ce que nous avons subis, ils m’ont toujours accepté parmi eux... »

L’homme remet la photo sur son bureau et prend le masque à côté. Il retourne s’assoir sur le lit. Il regarde le masque. Il lâche un autre soupir.

« Je... Je dois arrêter de vivre dans le passé... Je ne peux pas...je ne suis plus... »

Le langage de l’homme est incohérent...

« Je ne suis plus cet homme maintenant... Mais... Mais... Qui suis-je? »

L’homme se mit soudainement à pleurer.

« Si je suis aussi misérable aujourd’hui.. C’est à cause de lui... MAIS JE NE SUIS PAS LUI. »

Les sanglots se font de plus en plus bruyants.

« Je dois arrêter de vivre pour lui, il n’est rien pour moi... Je ne vis plus dans son ombre... JE VEUX REDEVENIR MOI-MÊME! »

L’homme se leva, fit tombé le masque et entra dans la sale de bain...

Le masque tomba au sol...

L’homme passa 1 heures dans la douche et dans la sale de bain avant d’y ressortir. Il se dirigea vers la chambre, se pencha, et mis le masque sur sa tête.

La caméra nous montre, pour la première fois, le visage de l’homme mystérieux.

C’est....

Mask Benji.

Mask Benji regarde la caméra et dit :

« Je suis toujours vivant. »
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